En cas d’inondation, l’assuré a, en théorie, un délai de 10 jours à compter de la date de parution du décret de catastrophe naturelle au Journal officiel pour se signaler auprès de son assureur afin que celui-ci fasse une expertise. Dans les faits, il dispose de deux ans pour régler le sinistre et percevoir des indemnités. Mais les conflits avec l’assureur et l’expert délégué par la compagnie d’assurance sont fréquents.

Pourquoi recourir à un expert d’assuré après une inondation ?

L’expert d’assuré – qui est par nature indépendant de l’assureur – dresse une juste estimation des pertes subies, c’est à dire, sans chercher à les minimiser. Puis, il négocie avec l’expert désigné par l’assurance jusqu’à l’obtention d’un accord sur le versement de l’indemnisation. Celle-ci doit d’ailleurs être versée en espèce et non en nature, en faisant par exemple intervenir, une entreprise. L’intervention de l’expert d’assuré peut sembler onéreuse (ses honoraires représentent entre 5 et 10% de l’indemnité), mais elle s’avère toujours rentable en cas de sinistre majeur ou complexe, comme le sont les inondations. En effet, s’il négocie seul, sauf à connaître les rouages assurantielles et les techniques de re-construction, le sinistré a peu de chance d’être bien indemnisé.

Des dégâts difficiles à identifier sur la maison

Les dommages ne sont pas toujours apparents. L’eau peut notamment fragiliser les fondations, subsistant après la décrue dans les caves et les vides sanitaires. Le recours à une société spécialisée est indispensable pour évacuer les eaux boueuses et autres détritus apportés par l’inondation. L’expert d’assuré prend en compte le coût non négligeable de cette intervention nécessaire, délicate et étalée dans le temps. De même, l’enduit de façade est peut-être abîmé, nécessitant de reprendre les zones qui sonnent creux ou se détachent.

Un examen soigneux des isolants

Les plaques de plâtre des cloisons détériorées doivent être remplacées entièrement. L’isolant peut toutefois connaître différents sorts. En fonction du temps pendant lequel l’isolant a été immergé, mais aussi en fonction de son aptitude à retrouver ses propriétés thermiques après avoir séché ou encore du risque qu’il devienne un foyer de moisissures. Fragiles, les isolants minéraux doivent généralement être remplacés. Les isolants en plastiques sont plus stables et retiennent moins l’humidité.

Le remplacement des cloisons intérieures

Les plaques de plâtre fixées sur une ossature en bois ou en métal ainsi que les cloisons alvéolées supportent mal les inondations. En cas de déformation, de brèches ou de fissures, il faudra toutes les remplacer. Celles conservées devront être mises à sécher à plat.

Un examen méticuleux des boiseries, gaines électriques et tuyauteries

Les menuiseries en acier, aluminium ou PVC résistent mieux aux inondations que celles en bois. Il faut, lors de l’expertise, vérifier l’absence de toute déformation, de jeu dans les assemblages ou encore de décollement. Il est parfois nécessaire de faire intervenir un électricien qualifié pour évacuer l’eau par soufflage d’air dans les gaines et les boîtes de dérivation, remplacer le circuit en tout ou partie, le traiter contre l’oxydation. Les différents réseaux peuvent également être endommagés.

L’humidité ne doit pas s’installer dans le logement

Les inondations dégradent beaucoup les éléments de décoration intérieure. Les revêtements muraux, même s’ils n’ont été touchés que dans leur partie basse, doivent être remplacés, afin d’éviter le développement de moisissures. Il en va de même pour les revêtements de sols synthétiques ou ayant une sous-couche en mousse et pour les parquets massifs déformés après séchage.

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